« CHOISIR, C’EST SE PRIVER DU RESTE » (André Gide)

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    La différence est que désormais, les options étant quasiment illimitées, il devient difficile pour le cerveau humain de prendre connaissance dans un temps raisonné, de la totalité des choix possibles et donc de déterminer la meilleure option. D’où parfois même, une dérive vers un comportement FOMO (Fear Of Missing Out), constamment dans la peur de manquer une information qui aiderait à prendre cette bonne décision.

    Pourtant, selon des chercheurs américains, les « maximiseurs » donc sensibles au FOBO, auraient tendance à prendre de meilleures décisions que la moyenne… dont ils ne sont néanmoins pas satisfaits et donc « plus à même d’éprouver des regrets et des émotions négatives à cause de la comparaison avec les choix qu’ils n’ont pas sélectionnés » (Ellen Peters, psychologue et professeure à l’Ohio State University).

    A l’inverse, peut-être vous classez-vous dans le camp des Satisficers (encore un mix anglo-saxon entre « satisfying » et « sufficient ») : vous ne rechercherez pas la « satisfaction maximale » mais la « satisfaction suffisante ». Montesquieu résumait cela par « le mieux est l’ennemi mortel du bien ».
    Vos décisions sont plus rapides, plus orientées par votre intuition que par des recherches approfondies. Et elles vous apportent plus de satisfaction.

    Pour cette fin d’année et dans la liste des « bonnes » résolutions à venir, souhaitons-nous simplement d’adopter, selon la définition -par un nouvel acronyme- du chroniqueur du NY Times Tim Herera, un comportement MFD, Mostly Fine Decision, ou « décision essentiellement juste ».

    Peut-être pas la meilleure ni l’optimale, décision, mais celle avec laquelle et compte tenu du contexte (temps, investissement, complexité…) nous serons le plus à l’aise.

    Bons derniers choix de cadeaux, bonnes fêtes à tous et rendez-vous l’année prochaine,
    le 17 janvier prochain.

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