L’aspiration absolue du vrai…

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    En 1987, le journaliste, sociologue et critique gastronomique italien Carlo Petrini, initiait le mouvement « Slow Food ».  Cette philosophie, à l’origine du concept plus global de « Slow mouvement » ou #SlowLife, consiste à ralentir son rythme de vie, prendre le temps et en donner, renouer avec la simplicité, défendre des valeurs de respect, de transparence…
    Il s’agit désormais de « faire mieux, quitte à en faire moins ». 

    Vous conviendrez qu’il est difficile de s’y déclarer opposé.e, surtout dans une société numérique toujours plus dans l’immédiateté.

    Au-delà du concept intellectuel, ce mouvement a sans aucun doute accéléré une tendance de fond, qui irrigue tous les champs sociaux et est désormais incontournable : la quête « d’authenticité » ou recherche absolue du « vrai ».

    Facteur important au global pour 96% des Français, elle permettrait avant tout « de renouer avec des valeurs simples » (61% des Français*), voire de « rompre avec la société de consommation » (31% des Français*).

    Le VRAI est synonyme de sens : dans le premier Observatoire sur le Sens® réalisé par l’agence Wellcom en mai 2018, il apparaît que 6 français sur 10 y attacheraient de l’importance, cette notion recouvrant plusieurs valeurs : la qualité (36%), le savoir-faire (33%), le respect (32%).

    Le VRAI implique un besoin d’ancrage, de lieux où l’on peut se poser et réfléchir.
    Réelle antidote à une mondialisation souvent subie, le Territoire local devient un espace que l’on peut se réapproprier.
    Véritable laboratoire d’innovations (Ecoquartiers, végétalisation, agriculture urbaine, aménagement urbain repensé, engagements associatifs, …), il est couplé à l’opportunité d’une mise en œuvre de consommation authentique : mouvement locavore en plein essor, choix de circuits courts jugés  « assez ou très important » pour 76% des Français**.

    Si nous ne sommes pas pour autant entrés dans une ère de dé-mondialisation, le local est malgré tout différenciant et apparaît de plus en plus comme étant lié à un cadre identitaire positif.

    Celui à partir duquel il redeviendrait possible de faire évoluer le cours d’un monde anxiogène.

    Je veux y croire si toutefois les acteurs locaux ne font pas l’impasse sur l’écoute, qui sera le véritable moteur pour encourager et accompagner les habitants dans leurs actions et interactions.

    Sources :

    * Français – Françaises etc. / Kantar Public
    ** Food 360 / Kantar TNS


    Cet article a été publié dans le n° 66 de mars 2019 de brief, le magazine de la Communication publique.

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